Le capnode (Capnodis tenebrionis) s’attaque en priorité aux arbres fruitiers à noyau, mais le laurier-cerise (Prunus laurocerasus), qui appartient au même genre Prunus, constitue aussi un hôte à part entière, surtout en climat méditerranéen. La chaleur et la sécheresse prolongée, qui affaiblissent l’arbuste, favorisent fortement les attaques.
Les adultes, gros coléoptères gris-noir de 15 à 25 mm, se contentent de grignoter bourgeons, feuilles et écorce des jeunes rameaux : des dégâts visibles mais rarement graves. Le vrai danger vient des larves, des vers blancs sans pattes pouvant atteindre 6,5 cm, qui s’enfoncent sous terre et creusent des galeries dans les racines en sectionnant les vaisseaux conducteurs de sève. Résultat : jaunissement prématuré du feuillage, ralentissement de la croissance, puis dépérissement de branches entières, pouvant aller jusqu’à la mort de l’arbuste si le système racinaire est trop endommagé.
Il n’existe aujourd’hui aucun traitement chimique efficace contre les larves logées dans le bois : la lutte repose sur la prévention.
Quand, à Toulon : en été.
Comment :
- Arrosez régulièrement pour garder le sol frais au pied des lauriers-cerises : le capnode déteste l’humidité, qui perturbe la ponte des femelles et empêche les jeunes larves de pénétrer les racines.
- Inspectez branches et tronc aux heures chaudes de la journée pour repérer et capturer les adultes à la main (« capnodage ») : leur vol est lourd, ils sont faciles à attraper une fois repérés.
- Posez une toile géotextile ou une bâche étanche sur 60 à 80 cm de rayon autour du tronc pour empêcher les femelles de pondre au niveau du collet.