Le capnode (Capnodis tenebrionis) s’attaque en priorité aux arbres fruitiers à noyau, mais le laurier-cerise (Prunus laurocerasus), qui appartient au même genre Prunus, constitue aussi un hôte à part entière, surtout en climat méditerranéen. La chaleur et la sécheresse prolongée, qui affaiblissent l’arbuste, favorisent fortement les attaques.
Les adultes, gros coléoptères gris-noir de 15 à 25 mm, se contentent de grignoter bourgeons, feuilles et écorce des jeunes rameaux : des dégâts visibles mais rarement graves. Le vrai danger vient des larves, des vers blancs sans pattes pouvant atteindre 6,5 cm, qui s’enfoncent sous terre et creusent des galeries dans les racines en sectionnant les vaisseaux conducteurs de sève. Résultat : jaunissement prématuré du feuillage, ralentissement de la croissance, puis dépérissement de branches entières, pouvant aller jusqu’à la mort de l’arbuste si le système racinaire est trop endommagé.
Il n’existe aujourd’hui aucun traitement chimique efficace contre les larves logées dans le bois : la lutte repose sur la prévention.
Quand, à Toulon : de mars à mai.
Comment :
- Arrosez le sol au pied des lauriers-cerises avec des nématodes bénéfiques de l’espèce Steinernema carpocapsae, qui parasitent activement les larves de capnode sous terre.
- Appliquez sur un sol déjà humide, de préférence en fin de journée, pour favoriser la survie des nématodes.